"La fédération et son environnement ...et le tourisme équestre dans tout cela ??" : message du président après les élections

Chers cavaliers, 

L'équipe dirigeante de la FFE a été reconduite, vous trouverez ci après un message du Président; nous avons mis au premier plan les maigres lignes consacrées au tourisme équestre qui illustrent l'intérêt porté à notre activité !...

Quel rôle les CDE et CDTE doivent-ils jouer dans l'organisation fédérale ?

Les Comités départementaux sont des structures de proximité qui ont pour mission première d'organiser les animations et compétitions locales de nature à faire participer le plus grand nombre de clubs et cavaliers isolés.

Leurs actions se situent dans la complémentarité des actions régionales, ils sont également les interlocuteurs relais auprès des collectivités départementales dans le cadre du projet fédéral.

Notre fédération et son environnement

Je remercie tous les adhérents de m'avoir accordé à nouveau leur confiance pour conduire notre fédération.

Vous avez été nombreux à me poser des questions sur tout ce qui fait notre fédération et l'environnement de nos activités équestres.

Vous trouverez ci-après mes réponses sur les sujets d'actualité débattus ces derniers temps.

Ils sont regroupés en 8 grands thèmes essentiels pour comprendre nos marges de manœuvre et pour gérer l'avenir de nos activités équestres.

Bien cordialement, je reste à votre écoute.

Serge Lecomte

LES GRANDS THÈMES

  • LES CLUBS ET LEUR DÉVELOPPEMENT

  • LA FORMATION

  • LE SPORT

  • LA COMMUNICATION

  • LA VIE ASSOCIATIVE ET LES STATUTS

  • LES RELATIONS INSTITUTIONNELLES

  • LES FINANCES

  • LE PARC ÉQUESTRE FÉDÉRAL

LES CLUBS ET LEUR DEVELOPPEMENT

Comment la FFE peut-elle soutenir les établissements équestres pour qu'ils s'améliorent ?

La Fédération ne doit pas s'immiscer dans la vie interne des établissements qui sont généralement des entreprises, à la fois écuries, écoles ouvertes au public, centres sportifs, centres de tourisme équestre, centres de formation professionnelle, etc.

La FFE stimule les établissements équestres pour les faire progresser dans la qualité et la diversité en offrant des propositions d'activités sportives, d'animation, de disciplines, d'événements, de procédures pédagogiques, de procédures organisationnelles qui permettent de faire évoluer les pratiques de leurs cavaliers.

Les circuits de compétition font progresser tous les niveaux, de l'Open de France où l'on constate des progrès permanents de la cavalerie, des enseignants… jusqu'au Grand National qui a fait progresser le haut niveau sportif à un niveau jamais atteint.

Le rôle de la Fédération est de s'impliquer dans la promotion d'innovations multiples, notamment dans les domaines pédagogique, sportif et de développement qui sont au cœur de la qualité de l'offre équestre.

Ne s'en saisissent que ceux qui le ressentent comme utile et nécessaire.

La FFE propose sans imposer.

Quel est le rôle des labels des « Ecoles françaises d'équitation » ?

Le rôle des labels fédéraux n'est pas de classifier les établissements mais d'offrir au public une référence de base en matière d'équipements et de compétences.

Il y a souvent des méprises dans leurs attributions, ils ne sont pas faits pour distinguer les meilleurs, mais pour faire progresser l'offre moyenne de l'équitation en France.

Pour faire progresser les équipements, comme pour éduquer un cheval, il faut savoir demander juste un peu plus sans aboutir à des rejets.

C'est un outil pour améliorer les structures équestres en indiquant au public ce qu'il est en droit d'attendre et en stimulant les dirigeants équestres pour qu'ils fassent les efforts nécessaires.

Comment analysez-vous la baisse du nombre de licenciés à la FFE ?

La baisse du pouvoir d'achat de la population, les nouveaux rythmes scolaires, la hausse de la TVA en sont les causes directes.

Les dirigeants des établissements équestres résistent plutôt bien par rapport à d'autres activités de loisirs.

Le poney a été la valeur forte du développement de l'équitation, et nous devons veiller à ce qu'il soit toujours très attractif auprès des nouvelles générations.

Nous traversons évidemment une période dure pour tous et l'enthousiasme des centres équestres et poney-clubs pour s'adapter et séduire nos concitoyens est la seule garantie de l'avenir de l'équitation en France. L'action fédérale doit propulser ces dynamismes pour mettre le meilleur à la disposition de tous.

La FFE est très impliquée au sujet de la TVA sur les activités équestres, est-ce le rôle d'une fédération sportive ?

Les centres équestres, qu'ils soient associatifs ou privés, ont des exigences économiques pour assurer leur fonctionnement, il serait suicidaire de ne pas aborder tous les sujets d'ordre social, économique et fiscal.

Nous ne sommes pas trop avec le GHN pour peser sur l'avenir du cheval, c'est indispensable à la survie de l'équitation et de ceux qui la font vivre dans notre pays.

Pourquoi la FFE n'intervient-elle pas sur la multiplication des poney-clubs et centres équestres ?

La liberté d'installation est inscrite dans toutes les constitutions démocratiques. C'est la base de la vie économique dans tous les pays libres.

Les professions qui y échappent, le font au moyen de « dérogations » prévues par la loi pour des raisons de santé ou de sécurité publique : pharmaciens, notaires, etc.

La Fédération est encadrée réglementairement par le code du sport et n'a aucun pouvoir de police administrative vis-à-vis des initiatives privées d'installations.

Qui peut intervenir en cas de concurrence déloyale ?

Seul l'Etat avec ses services de la répression des fraudes et de la jeunesse et des sports peut contrôler le respect de la réglementation en vigueur.

Il appartient à ceux qui sont victimes de concurrence déloyale de faire appel à ces services au niveau du département ou de la région.

Il y a régulièrement des installations sauvages qui sont fermées par les services de l'Etat notamment pendant les vacances d'été, moins qu'il y a 20 ans.

Que peut-on faire contre ceux qui enseignent sans diplôme ?

C'est le rôle des services de l'Etat qui peuvent être saisis par chacun d'entre nous.

La France est avec l'Italie le dernier pays d'Europe qui impose un diplôme pour encadrer les activités physiques et sportives.

La tendance est à leur suppression définitive en particulier à la suite des nombreux contentieux perdus dans le domaine du ski.

La FFE a toujours agi pour défendre nos diplômes dont l'unique argument opposable à leur suppression est la sécurité des publics et le bien-être des animaux.

Pourquoi la FFE ne refuse-t-elle pas certains établissements équestres comme adhérents ?

La Fédération est encadrée réglementairement par le code du sport et la mission de service public que lui délègue l'Etat.

Elle n'a pas le droit de refuser un adhérent qui remplit les conditions d'adhésion.

Elle n'a pas le droit de faire de discrimination entre ses adhérents.

L'encadrement des publics n'est pas lié à l'adhésion à une fédération sportive.

La présence d'un diplômé est obligatoire quand les activités de l'établissement s'adressent au public en dehors du cadre non lucratif.

LA FORMATION

Pourquoi la FFE ne finance-t-elle pas la formation des moniteurs ?

Les entreprises françaises dans leur ensemble financent pour 36 milliards d'Euros annuels la formation professionnelle. Les employeurs et les salariés ont accès à ces fonds pour leur formation professionnelle.

Si la FFE les finançait, elle le ferait au détriment des actions qu'elle a mission de mener. La formation est régionalisée, et certains CRE ont parfaitement compris ce mécanisme et en font profiter très largement les personnels des clubs de leur région.

Pourquoi la FFE n'intervient-t-elle pas dans les centres de formation ?

La formation professionnelle constitue un marché organisé sous la surveillance de l'Etat dans le cadre du code du travail.

Il y a les dispositifs de l'apprentissage financés par les régions et les formations payantes et généralement privées.

Il y a également l'ensemble des institutions, lycées agricoles, maisons familiales, etc… qui sont sur le marché de la formation avec, là aussi, des logiques de concurrence.

La FFE doit conduire des actions pour améliorer les formations sans interférer directement dans leur organisation. C'est en suscitant une demande pour une qualité croissante à travers ses offres d'animation et sportives qu'elle peut intervenir le plus efficacement.

Quel rôle joue la FFE en matière de formation auprès de l'Etat ?

Elle intervient auprès de l'Etat pour que les dispositifs réglementaires qui sont communs à tous les sports, évoluent de façon compatible avec les contraintes des centres de formation et les exigences de qualité et de sécurité nécessaires aux pratiques équestres.

Comment faire partager la connaissance pédagogique ?

La Fédération s'y emploie notamment avec les Fédératives, le Congrès annuel des spectacles équestres, l'édition de documents pédagogiques et son site internet. Mais aussi grâce aux initiatives des Comités Régionaux qui s'en acquittent par de nombreuses initiatives.

Force est toutefois de constater que les enseignants n'en profitent pas autant qu'il faudrait. Mais là encore, cela ne peut être que des propositions aussi pertinentes et ciblées que possible. C'est aux acteurs concernés de s'en saisir.

Pourquoi ne pas distinguer la qualité des moniteurs d'équitation ?

D'abord, ce serait discriminatoire. Comment peut-on imaginer mettre une étiquette à chacun ? Il n'y a pas besoin de classement pour juger de la qualité d'un moniteur, il suffit de regarder ses cavaliers.

Nombre d'employeurs se plaignent des jeunes moniteurs qu'ils recrutent, mais la compétence est souvent la conséquence des modèles qui les entourent.

Je n'ai jamais vu de grands maîtres ou de grands écuyers dénigrer « le mal monter » mais plutôt apporter leur savoir pour faire progresser.

Pourquoi n'obligez-vous pas les moniteurs à continuer à se former ?

Toutes les opérations conduites par la Fédération et en particulier les circuits sportifs, des plus modestes jusqu'au plus haut niveau, sont des incitations non seulement à se former, mais à améliorer sa cavalerie, son matériel, ses installations pour satisfaire davantage nos cavaliers.

L'objectif poursuivi est le même avec les actions de formation continue, notamment celles qui conduisent à des brevets fédéraux d'encadrement ou d'entraîneur.

La Fédération propose, sans imposer.

Où en est l'obligation de diplôme pour enseigner l'équitation ?

La Fédération use de tous ses moyens pour maintenir en France l'obligation de diplôme d'encadrement.

Nous sommes le dernier pays en Europe avec l'Italie à l'imposer et cette obligation ne résistera pas à une plainte devant la Cour de justice de l'union européenne.

C'est pourquoi la qualité des formations et la compétence des enseignants sont la meilleure des garanties d'un encadrement de qualité.

Qui gère les diplômes ?, notamment le BP JEPS qui permet de s'installer.

Le diplôme de base qui permet d'encadrer en autonomie, le BP JEPS, est un diplôme d'Etat géré par les services de l'Etat.

La FFE est consultée et agit dans le cadre des définitions générales fixées par le ministère des sports, c'est souvent un exercice de rapprochement de divergences.

Les objectifs du ministère sont la sécurité des publics et le développement de l'emploi, le nôtre également, mais aussi de former de véritables femmes ou hommes de cheval, de communiquer le sens des responsabilités, le goût de l'effort et du travail bien fait, et pour cela, c'est aussi à chacun d'entre nous d'être un modèle.

Comment valoriser les diplômes de cavaliers pour qu'ils ne soient pas bradés ?

C'est la raison de la mise en place des degrés gérés par les CRE.

Force est de constater, que malgré une demande récurrente, peu de ceux qui réclament une expertise extérieure pour les examens y ont recours.

Pourquoi les moniteurs sont-ils décriés quant à leurs compétences ?

Les moniteurs d'aujourd'hui ont de vraies qualités de pédagogues, mais on voudrait qu'ils soient aussi expérimentés quand ils sortent de formation qu'on peut l'être après des années d'expérience.

Ils sont ce que ceux qui doivent être leurs modèles en font, ni plus, ni moins.

Ils sont bien meilleurs que les moniteurs des années 60/70 qui avaient un vrai talent pour faire fuir leur public à l'exception de quelques personnages qui servent de comparaison aujourd'hui.

Pourquoi les CTS ne font-ils plus passer les Galops 7 ?

Les Conseillers techniques sportifs, agents de l'Etat, n'ont plus pour mission d'intervenir à ce niveau depuis déjà plusieurs années.

Cette responsabilité est donnée aux enseignants qui ont aussi la possibilité de valider les compétences techniques lors des compétitions Club.

Ces prérogatives données aux enseignants n'excluent pas la possibilité d'organiser une session régionale, départementale ou inter-clubs pour faire passer les degrés fédéraux par un tiers.

Pourquoi les Galops sont-ils attribués aux élèves par leurs propres enseignants ?

Les galops sont des tests de progression à la disposition des cavaliers et de leurs enseignants pour donner un axe à leur pédagogie.

Ceux qui souhaitent des examens avec un contrôle extérieur disposent des degrés obligatoirement passés avec des examinateurs désignés par les CRE.

Le rôle fédéral est de satisfaire le plus large public possible avec des propositions diverses, c'est pourquoi chacun peut y faire son choix.

Que dire de la baisse de niveau des cavaliers ?

Il serait pernicieux d'expliquer que les cavaliers d'hier étaient mieux qu'aujourd'hui, il suffit de regarder quelques films d'archives ?

Les critiques qui dénoncent la perte de l'équitation à la française se concentrent généralement sur le BP JEPS. Ne devrait-on pas imposer à chaque structure de disposer d' un enseignant diplômé du DE JEPS ?

En voulant imposer un diplôme supérieur au BP, on aboutira à l'effet inverse avec un risque rapide de voir la disparition d'obligation de diplôme. Les métiers réglementés sont dans le collimateur de ceux qui veulent les faire disparaître.

Les directives européennes ne prévoient pas l'obligation de diplôme pour encadrer les activités sportives et leur avenir est extrêmement fragile.

Plutôt que d'imposer, nous devons démontrer l'intérêt d'une formation diplômante et ses critères de qualité.

Pourquoi la trame du BP JEPS est-elle commune à tous les sports ?

Le BPJEPS est un diplôme d'Etat. Sa construction répond à des règles communes à l'ensemble des formations professionnelles et à leurs financements.

L'Etat raisonne en termes de passerelles, un diplôme de discipline sportive doit s'inscrire dans le plan général des diplômes et des formations, et donner accès à d'autres diplômes d'Etat.

Ne forme-t-on pas trop d'encadrement ?

La formation est un marché ouvert où nul ne peut faire le censeur. Les diplômes d'animateurs et de moniteurs ne sont pas destinés à faire des techniciens supérieurs ou des ingénieurs mais à mettre le pied à l'étrier de ceux qui veulent faire ce métier.

Ensuite à chacun de nourrir son ambition, nous avons aujourd'hui plus de grandes cavalières et cavaliers que jamais, tant au niveau national qu'international, cela démontre la qualité de notre système envié par nombre d'autres pays qui nous citent en modèle, y compris l'Allemagne souvent citée en contre-exemple.

Des quels pouvoirs dispose la FFE sur les programmes du BP ?

La Fédération participe aux travaux du ministère des sports pour configurer les diplômes d'Etat. Cela se fait dans le cadre général des formations qui ont pour objectif la sécurité des usagers et le développement de l'emploi.

Le BP est un diplôme de niveau 4 sur une échelle de 5, le plus élevé étant le niveau 1 qui n'existe pas encore en équitation.

Vouloir mettre de l'excellence dans ce diplôme dont le programme doit être fait en 800 heures n'a pas de sens. Apprendre bien les choses simples est la meilleure marche vers la compétence qui s'acquiert au fil de notre vie et en fonction de notre recherche individuelle,

Ne faudrait-il pas revoir les formations pour les cavaliers de jeunes chevaux dans les programmes d'enseignement de la FFE ?

La SHF innove et anime sa spécialité des jeunes chevaux, c'est une contribution positive qu'il n'est pas utile de doublonner.

LE SPORT

Où est la place des cavaliers professionnels dans le paysage de l'équitation ?

Le métier est en mutation comme de nombreux autres. Ils doivent adopter des comportements modernes et maîtriser un ensemble de données nouvelles : pouvoir d'achat, polyvalence des chevaux, proximité pédagogique avec leurs clients, charisme de l' « homme de cheval », garant du bien-être animal, etc...

Nombreux sont ceux qui l'ont compris et savent s'adapter.

Comment les jeunes cavaliers peuvent-ils intégrer leur parcours sportif vers le haut niveau ?

Par les circuits de compétition progressifs comme la Tournée des As, le Grand National et les circuits internationaux.

La FFE assure une détection des talents en région et met en place un accompagnement rapproché des meilleurs sur des stages réguliers avec les entraîneurs nationaux (technique à cheval, anglais, média-training, préparation physique, préparation mentale, entreprenariat…) en portant une attention particulière au suivi scolaire, socioprofessionnel et à l'insertion professionnelle

La FFE a mis en place le dispositif Sport Etudes et Sport Etudes Excellence pour les écuries de compétition qui souhaitent aider les jeunes à mener de front études et compétition. Elle accompagne les jeunes qui sont dans ces filières lors de visites et regroupements.

Où en sont les relations avec le Ministère de l'Education Nationale ?

La Fédération a signé une convention cadre avec le ministère de l'éducation nationale qui permet aux établissements équestres labellisés « sport études » d'établir une relation privilégiée avec les établissements scolaires pour bénéficier d'aménagements d'horaires. Nos opérations « Poney école » ont été déterminantes pour renouer des relations étroites avec ce ministère et ont confirmé la place de l'équitation parmi les sports recommandés par l'Education nationale. C'est une action qui doit être relayée dans chaque région pour motiver les Recteurs d'Académie.

Comment se portent les sports équestres collectifs ?

En progression permanente. Il y a un fort engouement des cavaliers et des clubs motivés par le « Grand Tournoi » au Parc équestre fédéral. Nos équipes de France sont multi médaillées en championnats d'Europe et du Monde chaque année.

Quelles sont les actions de la FFE en faveur des présidents de jury et chefs de piste pour le haut niveau ?

Le cursus de formation et de promotion fédéral accompagne les Officiels pour leurs formations certifiantes en France et à l'étranger.

Des formations fédérales de formateurs au niveau national permettent de développer des ressources pour former toute la chaîne des compétitions.

L'organisation de séminaires FEI en France dans toutes les disciplines mondiales offre régulièrement des possibilités de formation à nos cadres techniques.

Ces Officiels de compétition sont choisis prioritairement sur les Circuits nationaux labellisés, les Championnats de France et les concours internationaux en France.

Comment est aidée la compétition de Haut Niveau ?

Les 3 disciplines olympiques et 8 autres bénéficient de soutiens techniques, humains et financiers :

  • Staff encadrement : technique en stages, concours et championnats : 55 experts contractuels ou vacataires sous la responsabilité de la DTN sont au service des équipes de France.

  • Cavaliers : soutien aux déplacements en compétitions à l'étranger, bourses stages privés, primes aux résultats, prise en charge sur les championnats, dotations vestimentaires.

  • Propriétaires : dispositif JO JEM, convention de partenariat, primes, communication, réceptif sur les compétitions internationales Inter-Tour.

  • Organisateurs : convention et labels des compétitions internationales de référence en France.

  • Officiels de compétition : suivi et prise en charge des formations et promotions.

Comment fonctionne la commission des juges et arbitres ?

La commission des juges et arbitres travaille en étroite collaboration avec l'AFCAM, Association française du corps arbitral multisport.

Cette commission aborde les sujets du statut des officiels, du champ de leurs interventions, des contenus et cursus de formation nécessaires.

Elle est constituée d'experts invités pour débattre et travailler avec les cadres fédéraux.

Pourquoi avoir harmonisé les appellations des différentes disciplines ?

Lisibilité, simplification, compréhension du public, communication renforcée, sentiment d'unité des compétiteurs.

Retrouve-t-on les anciens niveaux dans les appellations actuelles ?

Oui. On retrouve tous les niveaux techniques d'autrefois, y compris la B1 appréciée des cavaliers Pro. De plus, des niveaux supplémentaires ont répondu à la demande des compétiteurs. Cela permet d'avoir une multitude d'options de programmes possibles laissés au libre choix de l'organisateur.

Comment est géré le sport « Handi » ?

Dans le domaine du handicap, deux fédérations sont délégataires du ministère des sports. La FF Handisport dans le domaine du handicap moteur et sensoriel et la FF Sport Adapté pour le handicap mental ou psychique.

La FFE a signé depuis plusieurs années des conventions avec ces deux fédérations qui permettent une reconnaissance et une réciprocité.

Cette convention permet aux cavaliers en situation de handicap de pouvoir bénéficier du circuit de compétition avec des aménagements quand cela est possible.

Seule la discipline Dressage est reconnue par la FEI et au sein des autres nations, en conséquence, nous devons d'abord nous concentrer sur cette discipline.

Pour être plus efficace dans la conduite d'un projet ambitieux pour la prochaine olympiade, la FFE demande au ministère des sports la délégation pour ces pratiques.

Comment la FFE aide-t-elle les cavaliers engagés en « équipe de France? »

Une relation permanente auprès des organisateurs pour obtenir le plus de places possible pour les cavaliers français, un soutien en assistance technique et financière en fonction des compétitions, sans oublier le travail administratif pour assurer la gestion des inscriptions des chevaux.

Comment est organisée la lutte contre le dopage ?

La lutte contre le dopage est strictement codifiée par la Loi et indépendante des fédérations afin de garantir la plus grande impartialité.

Les contrôles anti-dopage sont gérés par l'AFLD, institution indépendante des fédérations.

La prévention est faite par la FFE auprès de tous les cavaliers, parents, coaches à chaque occasion de stages, championnats? production et diffusion de films, interventions de vétérinaires et médecins, distributions de flyers?

La FEI fait le même type d'interventions auprès des cavaliers de concours internationaux.

La France doit-elle s'inspirer de la réussite de ses voisins ?

La France équestre, de la base jusqu'au plus haut niveau, est reconnue mondialement comme un exemple.

Nombreux sont les pays qui font le tour des nations équestres et qui retiennent le système fédéral français.

On doit toujours s'inspirer de ce qui se passe autour de soi, mais il faut tracer son propre chemin avec ses propres convictions.

Pourquoi la fédération a-t-elle 2 systèmes informatiques ?

Les deux systèmes sont complémentaires et l'ensemble des données sont dupliquées dans chacun d'eux. Cela permet d'assurer la sécurité des informations et de faire face aux priorités de deux populations d'utilisateurs, les clubs et les compétiteurs, sans compromettre le service de l'un par rapport à l'autre.

Cela entretient également une réelle créativité de part et d'autre pour améliorer nos systèmes en permanence.

LA COMMUNICATION

Quelles sont les actions de communication de la fédération ?

La communication FFE est très variée. Elle s'adresse à 4 types de publics principaux :

  • Populations FFE : adhérents, licenciés, officiels de compétition, enseignants.

  • Grand-public avec des campagnes TV, web, radio et presse papier.

  • Communication sportive sur les circuits et les performances des équipes de France.

  • Communication institutionnelle auprès des pouvoirs publics et de l'ensemble des élus de la Nation et de l'Europe

D'une façon générale, elle a pour but de crédibiliser les activités équestres et ses acteurs de toute nature parmi l'ensemble de la population française.

Pourquoi la FFE fait-elle des programmes avec Gulli et avec M6 ?

Les 150 épisodes de la série « Le Cheval c'est trop génial » ont réuni 410 millions de téléspectateurs, soit la plupart des familles françaises ayant des enfants de moins de 15 ans. Le Programme « Le Pied à l'étrier » sur M6 a cumulé une audience de 150 millions de spectateurs.

La publicité TV, puis les programmes courts ont donné une visibilité médiatique à l'équitation qui nous a aidés dans tous les dossiers, notamment celui de la TVA et celui de la médiatisation des médailles olympiques.

Pourquoi la FFE ne finance-elle pas Equidia ?

Indirectement, la FFE finance cette chaîne, en offrant du contenu vidéo et en participant à de nombreuses réalisations.

Pour ce qui est d'un financement direct, la FFE a pour vocation de financer ses besoins et de développer ses propres outils en restant pilote de ses productions dans le cadre raisonnable de ses moyens.

LA VIE ASSOCIATIVE ET LES STATUTS

Quel est le rôle de la fédération ?

La fédération a pour rôle de promouvoir et de développer l'ensemble des pratiques de l'équitation, y compris la compétition, et d'en édicter les règles techniques.

Elle a pour mission d'accompagner le développement des groupements équestres adhérents, de défendre leurs intérêts, les représenter et promouvoir les activités du secteur, notamment auprès des différentes organisations de la filière cheval.

A ce titre, elle participe aux actions des pouvoirs publics pour tout ce qui concerne le cheval et l'équitation.

La FFE a-t-elle un statut d' « utilité publique » ?

Oui. La FFE bénéficie d'une reconnaissance d'utilité publique en tant que fédération délégataire d'une mission de service public.

Pourquoi la FFE n'est-elle pas davantage décentralisée?

La décentralisation est complète entre les clubs et leur fédération.

Décentraliser les fonctions, c'est augmenter les charges et maintenir des outils pour rassembler le travail dispersé.

Les Comités régionaux et départementaux sont là pour générer de l'action et du développement et non pour relayer de la fonction administrative nécessaire mais sans valeur ajoutée.

Les différents organismes fédéraux doivent se compléter sans se doublonner, ni se décharger les uns sur les autres.

Qui sont les adhérents de la fédération ?

Les adhérents de la fédération sont les groupements sportifs. Ils sont de deux natures, les affiliés pour les structures associatives et les agréés pour les autres.

Pourquoi les licenciés n'ont-ils pas le droit de vote à la fédération ?

Une fédération n'est pas une association de consommateurs cavaliers mais un rassemblement de groupements sportifs. C'est la loi.

Le droit de vote est donné au représentant de chaque groupement au prorata des cavaliers qu'il réunit dans son groupement sportif. C'est un mode de calcul qui tient compte du soutien que chaque groupement sportif apporte à sa fédération.

Comment se situe la FFE parmi les autres fédérations sportives ?

Son nombre de licenciés la positionne au 3ème rang des fédérations olympiques.

La FFE est régulièrement citée en exemple notamment par les pouvoirs publics sur les sujets suivants:

  • Démocratie directe et vote direct des groupements pour l'ensemble des scrutins, départemental, régional et national ;

  • Unicité de la fédératio